Le nom de Rob Hopkins te dit vaguement quelque chose ? Peut être parce que tu as vu son interview dans le film documentaire Demain.

Sur quoi est fondé notre système économique actuel ? La mondialisation, la finance, le pétrole, etc. L’ouvrage écrit par Rob Hopkins Le Manuel de Transition, de la dépendance au pétrole à la résilience locale édité par Silence ! et Ecosociété en 2011 traite de tous ces sujets. Il met ainsi en avant le rôle important que pourrait jouer un autre mode de vie, plus résilient.

 

couverture du livre

 

Comprendre ce qu’est la résilience de Hopkins

La résilience est le fait d’être en mesure de subvenir à ses besoins primaires (manger, travailler, “aller” pour ne pas dire “se véhiculer”) sans apports extérieurs (pétrole, nourriture) après une crise. Dans le cadre de cet ouvrage, cette notion de résilience est vue à une échelle communale, l’idée étant de permettre à une ville entière de devenir autosuffisante.

 

La dépendance à l’or noir et le danger du pic pétrolier

Ce qui fait tourner notre monde, c’est cet engouement pour le pétrole. Notre assujettissement à cette substance non-renouvelable, que ce soit à-travers les transports ou la production de plastique, ne présage rien de bon pour le futur. T’est-il déjà arrivé d’imaginer ce qu’il pourrait se passer le jour où nous n’aurons plus de pétrole ? Car ce jour arrivera inévitablement, et c’est ce que met en avant l’ouvrage de Rob Hopkins : la thématique majeure du livre se rapporte au «pic pétrolier».  L’auteur prouve ainsi que, dans un futur proche, si nous n’avons pas changé nos habitudes, nous ne pourrons survivre car les réserves de pétrole seront épuisées alors que nous fondons nos mode de vie exclusivement sur ça….

L’ouvrage consacre donc toute une partie à l’explication détaillée de cette problématique et de ses enjeux. Il est nécessaire de ne pas faire l’impasse sur cette dernière car, bien que très théorique, elle permet de réellement prendre conscience des réalités qui vont s’imposer à nous dans les prochaines décennies. Mais, loin d’être pessimiste, ce livre propose des solutions concrètes pour devenir acteurs de la transition.

 

 

schema explicatif

 

Revenir au local grâce à la résilience

L’argument majeur de Rob Hopkins est de revenir au local. Pour cela, il laisse tomber la mondialisation du côté économique et d’échange de marchandises pour revenir à de la production locale. Pour appuyer ses idées, il donne de nombreux exemples concrets de villes qui ont déjà entamé une démarche résiliente.

 

A ce propos, un mode de vie local n’est pas un mode de vie désuet ou ringard ! Il se peut que tu dises : “Mais c’est revenir au temps de nos arrières-arrières grands-parents, ça !”, “Et qu’est-ce qu’on fait de nos progrès technologiques ? De la modernité ?” , “Je veux pas lâcher mon confort et revenir à la calèche !”, et c’est normal ! Comme pour tout changement, il faut une prise de conscience et un temps d’adaptation. C’est avec bienveillance que l’auteur de cet ouvrage nous livre les clés pour œuvrer concrètement pour un monde meilleur, sans revenir à des temps archaïques. En effet, il ne s’agit pas de couper court aux avancées technologiques et scientifiques, mais d’utiliser celles-ci de façon raisonnée et tempérée : il faut utiliser les nouvelles sciences au service d’un monde plus vertueux ; en fait, il faut simplement corriger la ligne de tir, et conserver les points forts de ces nouvelles sciences.

Par ailleurs, les nombreux exemples donnés dans l’ouvrage montrent que l’impact d’un tel mode de vie sur le bien-être de chacun est plus que bénéfique et surtout que l’économie locale a été relancée, ce qui a de quoi te motiver ! Je ne t’en dis pas plus, je ne voudrais pas te spoiler les meilleurs moments du livre 😉

La résilience, une démarche nécessairement collective pour Hopkins

Revenir à la production et à la consommation locales n’est pas une chose que l’on peut faire seul. C’est pourquoi cette initiative, qui tend à rendre une ville plus autonome sur le plan énergétique, alimentaire et marchand met en relation les citoyens des villes. Les gens prennent à nouveau leur temps pour flâner dans la ville, aller boire un café pour discuter avec les autres habitants, exprimer leurs points de vu, entreprendre des projets en communs, faire avancer les choses, etc.

En bref : cela recrée du lien social, au sein d’un système convivial fondé sur la coopération et l’associativité, pour reprendre l’expression de Pierre Rabhi.

 

L’ouvrage donne dans sa troisième et dernière partie un grand nombre d’exercices et d’idées de manifestations que tu peux organiser si tu veux te lancer dans la démarche. Evidemment, toutes ces idées doivent être adaptées à l’échelle et aux problématiques de ta ville.

 

Pour conclure, bien que de nombreuses problématiques s’imposent à nous chaque jour du fait de l’absurdité actuelle du monde, nous t’assurons que, une fois que tu auras achevé la lecture de ce livre, que tu n’auras qu’une seule envie : te lancer et faire bouger les choses ! Car il y a une solutions à tout. Pour créer un monde plus humain, plus vivant et dont chacun peut être acteur à part entière, il suffit d’y croire !

 

Défis Futurable !

→ Lis entièrement (ou partiellement) ce bouquin !

 Renseigne-toi sur le pic pétrolier et explique le à d’autres personnes.

 Lance ton projet !

LISA
Sources :

Rob Hopkins, Le Manuel de Transition, de la  dépendance au pétrole à la résilience locale, Silence ! et Ecosociété, 2011

Site de Résilience par Rob Hopkins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *