EN BREF
Ce qu’on fait

On aimerait consommer des cosmétiques éthiques sans trop savoir comment s’y prendre, alors on se contente de remplacer nos produits conventionnels par des marques bio…

En quoi est-ce négatif?

L’industrie cosmétique est un univers complexe dans lequel on peut rapidement se perdre.

Et si…

Et si en plus de consommer des cosmétiques éthiques, on changeait de mode de consommation ?

Comment ?

En adoptant l’attitude « Slow Cosmétique » !

Défis Futurable !

→ Identifie ton type de peau en réalisant le test d’oOlution (3 minutes chrono, création de compte comprise !)

→ Intègre un produit brut et multi-usage à ta routine de soin

→ Télécharges l’appli Clean Beauty et scannes les ingrédients de tes produits de soin actuels pour voir les produits controversés qu’ils contiennent

NB: Cet article est le fruit d’un partenariat avec notre copine Charlotte d’Asili Ni Maali ( soit « La nature est une richesse » en swahili), un établissement bio de massage, qui propose aussi à la vente des cosmétiques naturels et bio. Une surprise vous attend à la fin de l’article !

 

Etagère remplie de cosmétiques naturels
Photographie: Joan Sabatier, https://joansabatier.myportfolio.com/
ARTICLE COMPLET

Les salles de bain remplies de flacons dans les publicités, les listing des must-have cosmétiques des magazines féminins, les routines capillaires/peau omniprésentes sur Youtube…  La société de consommation s’est emparée du marché de la beauté et est parvenue à nous faire gober un beau mensonge : une fille belle et féminine doit posséder une immense collection de produits de beauté (et c’est d’ailleurs en train de s’étendre à vous aussi, les gars !).

Un premier article sur la question avait toutefois mis en lumière les dégâts de l’industrie des cosmétiques conventionnels sur la santé, l’environnement et les animaux. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On remplace tous ces produits par un équivalent bio ? Eh bien, c’est peut-être un peu plus nuancé que ça, en fait…

Tu as dû le remarquer, chez Futurable, on aime proposer des alternatives en matière d’avoir, mais  aussi de faire… Et en effet, la question des cosmétiques concerne aussi bien nos produits, que notre comportement.  

Si tu es en quête de pistes de réflexions pour faire le tri parmi les produits entassés sur les étagères de ta salle de bain, tu es au bon endroit 🙂

Cosmétiques bio, naturels… ou slow ?

Lorsqu’on tente le passage aux cosmétiques éthiques, notre premier réflexe est presque toujours de se tourner vers le bio. Et puis en s’y intéressant de plus près, on voit régulièrement surgir l’adjectif « naturel », qui nous amène souvent vers cette interrogation : existe-t-il une différence entre les cosmétiques bio et les cosmétiques naturels ? Réponse : oui, oui, oui !  

Un cosmétique naturel contient un pourcentage élevé d’ingrédients issus de la nature.

Un cosmétique bio possède un label conforme à une charte délivrée par un organisme certificateur reconnu (Écocert, Cosmébio…). Le label bio atteste d’une composition clean et de la présence d’un pourcentage minimum d’ingrédients bio (donc issus de la nature, forcément), ainsi que d’un emballage éco-responsable et d’une interdiction/limitation de l’utilisation de certains composants chimiques.

Naturellement, on aura plutôt tendance à se tourner vers le bio et ses labels rassurants… mais c’est là que tu dois faire preuve d’esprit critique. Tout d’abord, il faut avoir en tête que les produits à la compo’ 100% bio sont rares, même si cela reste toujours meilleur qu’un cosmétique conventionnel en termes d’impact négatif. En parallèle, il faut savoir qu’en raison de leurs coûts élevés, bon nombre de petites marques ne peuvent se payer le luxe des labels (d’ailleurs, ces marques proposent généralement des produits à des prix plus avantageux… un bon moyen de consommer éthique, sans se ruiner !). C’est alors qu’on se retrouve à devoir choisir entre une crème labélisée qui contient 10% d’ingrédients bio et quelques composants chimiques autorisés ou une crème 100% d’origine naturelle mais qui coopère avec des producteurs n’ayant pas les moyens de s’offrir le label… Et je ne te parle pas des marques ancrées dans la vicieuse stratégie marketing du greenwashing (ou éco-blanchissement), qui consiste à donner une image responsable et écolo à des produits qui ne le sont pas véritablement… Attention, mon but n’est absolument pas de te déprimer ! L’idée, c’est d’en avoir conscience pour ne plus se laisser berner et je t’assure, ce n’est pas aussi compliqué que ça en a l’air ! 😉

Deux petites actions pour t’aider à y voir plus clair :

  • regarde la liste d’ingrédients de tes produits : si elle est longue est peu compréhensible, ce n’est pas bon signe…
  • préfère les petites marques aux grandes : elles sont proches de leurs producteurs et majoritairement plus animées par la passion du naturel, que l’appât du gain.

Dès lors, la beauté éthique ne se limite pas à la beauté bio, et ça Julien Kaibeck l’a bien compris en créant le mouvement Slow Cosmétique. Ce qui est très intéressant avec cette formule, c’est qu’elle désigne à la fois les cosmétiques et la manière de les consommer. Ainsi, est « Slow cosmétique » une attitude de beauté ou un produit « à la fois écologique, sain, intelligent et raisonnable », comme on peut le lire dans la charte du mouvement. En d’autres termes, la Slow Cosmétique nous invite à tenir compte de l’environnement, de la santé, des besoins réels et de l’éthique, quand on se pomponne et/ou que l’on prend soin de son corps. Avec ce concept, je t’invite à aller au-delà du débat “bio vs naturel” limité aux produits, pour te questionner sur une démarche et ses valeurs 🙂

Connaître son corps: est-ce que MOI, j’ai besoin de ÇA ?

Combien de fois avons-nous acheté des produits réputés ultra efficaces, mais qui en réalité ne correspondaient ni à nos besoin, ni à notre profil ? Genre ce rouge à lèvres bleu qu’on a jamais osé porter ou ce gommage soldé qui reste au fond du placard en attendant qu’on termine d’utiliser les trois précédemment achetés… Alors avant tout achat, arrêtons-nous deux secondes, histoire de se poser LA bonne question : est-ce que MOI, j’ai besoin de ÇA ?

Afin de ne plus se laisser dicter sa liste de course spéciales cosmétiques, voici un petit conseil facile et rapide à mettre en pratique : prends le temps d’identifier ton type de peau et de cheveux ! Pour cela, rien de plus simple : Internet regorge de centaines de sites remplis de tests et de conseils qui t’aideront à poser ton diagnostic ! Pour la peau, la marque oOlution en propose un sur son site qui est absolument génial, hyper rapide et précis. L’objectif n’est pas de remplacer dermatos et coiffeurs, mais simplement d’acquérir quelques clés pour se repérer parmi les milliers de produits sur le marché.

Une fois que tu as une idée plus précises des caractéristiques de ta peau et de tes cheveux : sois à l’écoute de ton corps – et non pas de la télé, des magazines féminins ou des conseils des copains ! Il ne s’agit pas d’un mantra bateau et anti-conformiste infondé, mais d’un véritable conseil à appliquer au quotidien, pour la simple et bonne raison que la qualité de notre peau et de nos cheveux évoluent constamment au cours de notre existence ! En effet, le style de vie que l’on mène, le stress, le climat ou l’alimentation – pour ne citer que ces critères – ont un impact plus ou moins important sur la sécheresse de ta chevelure ou l’apparition de boutons sur ton front.  >/p>

Il faut donc tenir compte de tes sensations. Par exemple, si après le nettoyage tu éprouves des petits picotements sur la peau de ton visage, il est certainement temps de troquer ton savon pour peau grasse contre un soin moins asséchant.

Avant de te ruer vers des cosmétiques prétendus miraculeux, pense aussi à rétablir l’équilibre dans la composition des produits que tu consommes ; parfois on cherche à contrer un effet désagréable, qui est en fait provoqué par un autre élément de notre routine ! Par exemple, au lieu de t’acheter un masque ultra nourrissant pour adoucir tes cheveux, peut-être que tu devrais simplement trouver un shampoing moins agressif. Ou encore, si tu éprouves systématiquement des sensations désagréables quels que soient les cosmétiques que tu utilises, cela signifie certainement que tu as une peau fragile, donc privilégie les soins les plus naturels et bio.

Dans le prolongement de cette idée, il faut être conscient que les composants toxiques que l’on trouve dans bon nombre de cosmétiques conventionnels sont à l’origine même des imperfections que l’on souhaite voir disparaître ; par exemple, les huiles minérales (issues du pétrole) limitent la déshydratation, mais sont comédogènes (c’est-à -dire qu’elles bouchent les pores de ta peau), et irritantes…

Connaître ton corps est donc indispensable pour acheter des produits qui te correspondent vraiment.

Charlotte 

***

Surprise ! En cette période de fêtes, Asili Ni Maali offre aux lecteurs de Futurable une réduction exceptionnelle de 15% sur la somme totale de tout achat effectué avant le 31 décembre 2017, sur présentation du code : WTBU-Décembre-2017 (Offre non cumulable). Facebook: @AsiliNiMaali 

Asili Ni Maali

15 Rue du Portugal, 03200 – Vichy

Sources

Cosmétiques bio, naturels… ou slow ?

MadmoiZelle, « Le greenwashing en cosmétique : explications », Virginie, 2013, en ligne
AISBL Slow Cosmétique, « Charte Slow Cosmétique », accessible ici
Joli’Essence.com, « La Charte de Cosmebio, c’est quoi ? », en ligne
Julien Kaibeck, « Cosmétique BIO, c’est quoi ? Ecocert, cosmébio, BDIH et Natrue », 2011, Vidéo Youtube

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *