Internet est un outil formidable, nous permettant, en quelques secondes, de trouver des informations sur n’importe quel sujet, de communiquer avec le monde entier … Mais c’est aussi un outil polluant, dont l’impact est souvent ignoré, ou semble lointain et minime.. Et pour cause : c’est une pollution invisible, dont il est difficile d’imaginer les impacts, au contraire de la pollution générée, par exemple, par les transports, que l’on constate au quotidien et qui est largement traitée par les médias.

clavier d'ordinateur avec un carnet et une gourde

Internet, producteur de CO2 et insatiable énergivore

Le coût énergétique d’Internet est énorme. Il est lié pour beaucoup aux data centers, des centres de données qui contiennent les serveurs et ordinateurs centraux nécessaires au fonctionnement d’Internet. Au total, ce sont 45 milliards de serveurs qui sont utilisés au niveau mondial, représentant 12% de la consommation mondiale d’électricité. A cette consommation d’électricité s’ajoute le dioxyde de carbone généré par les data centers, environ 2% des émissions mondiales.

En une heure, entre 8 et 10 milliards de mails sont échangés, hors spams ; chacun de ces mails parcourt environ 15 000 km, et produit 10 grammes de CO2. Par personne, et par an, c’est environ 136 kg de CO2 qui sont produits par nos échanges de mails : c’est autant qu’un trajet de 320 km en voiture !

Et ces mails ne se contentent pas d’être échangés : ils finissent, bien souvent, oubliés dans nos boites de réceptions ou divers dossiers, c’est-à-dire stockés dans les banques de données des data centers, et continuent donc de consommer de l’énergie et de générer des émissions de gaz à effet de serre.

Toujours en une heure, 180 millions de recherches Google sont lancées ; pour chacune de ces recherches, ce sont environ 7g de CO2 qui sont générés.

Ces chiffres ne feront probablement qu’augmenter dans les années à venir, Internet étant de plus en plus facilement accessible : en 2017, il représentait 9 milliards d’appareils, dont 2 milliards de smartphones, 1 milliard d’ordinateurs et 5 à 7 milliards d’objets connectés.

Mais des solutions existent !

Bureau avec un ordinateur, un tableau représentant une lune et des vases

Des actions simples pour limiter l’impact de ton utilisation d’Internet

Que peut-on faire, à notre niveau individuel, pour limiter le coût environnemental et énergétique d’Internet ? Tout d’abord, prendre conscience de ce que représente notre utilisation d’Internet, pour adapter notre comportement en conséquence.

Ensuite, quelques gestes simples peuvent limiter notre impact sur l’environnement, lors de notre utilisation d’Internet :

  • Lors de la navigation : garde ouverts uniquement les onglets utilisés, utilise directement l’URL pour accéder à une page, plutôt que de lancer une recherche Google, ou encore enregistre les pages fréquemment utilisées dans les favoris.
  • Utilise des moteurs de recherche responsable, comme Ecosia ou Lilo, qui reversent les revenus générés par nos recherches à des projets solidaires et environnementaux, notamment la reforestation : plus d’informations dans un prochain article !
  • En ce qui concerne les mails : désabonne-toi des newsletters que tu ne consultes jamais (oui, ces mails quotidiens qui finissent dans la corbeille sans même avoir été ouverts), et nettoie régulièrement ta boite mail (c’est-à-dire, supprime les mails inutiles, dont tu n’as plus besoin ; cela évitera qu’ils fassent fonctionner des serveurs pour leur stockage).
  • De même, fais un peu de tri dans tes Clouds : est-ce que les données sauvegardées en ligne sont nécessaires ? Si elles ne sont pas utilisées fréquemment (comme les photos, par exemple), peut-être vaut-il mieux les sauvegarder sur un disque dur externe, qui n’a pas besoin de data centers pour fonctionner.

Internet est un outil incroyable, sans doute aucun appelé à s’étendre dans les années à venir. Des petites actions quotidiennes peuvent nous aider à limiter son impact sur l’environnement lors de notre utilisation quotidienne, en attendant que les data centers soient alimentés par une énergie verte, car oui, c’est possible ! Plusieurs géants du net, comme Facebook, Apple et Google se sont engagés à utiliser 100% d’énergies renouvelables pour alimenter leurs data centers. Plus d’informations dans un prochain article !

Défis Futurable !

→ Désabonne-toi des newsletters qui ne t’intéressent pas.
→ Nettoie ta boite mail et ton Cloud.

Amandine
Sources

Greenpeace, « Impact environnemental du numérique : il est temps de renouveler Internet », janvier 2017, en ligne.

How Bad are Bananas: The Carbon Footprint of Everything, Mike Verners-Lee, Greystone Books, 2010.

Rapport Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie), « La Face Cachée du Numérique », décembre 2017, en ligne.

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