Dans le précédent article, une première partie générale sur l’ESS t’a été présentée. Nous expliquions de manière générale comment ce système économique fonctionne. Aujourd’hui, nous allons poursuivre en précisant quelles valeurs l’ESS poursuit.

Mains tendues avec des pièces d'euro dedans

Les valeurs structurantes de l’ESS

De nouveaux modèles hiérarchiques axés sur l’économie sociale et solidaire apparaissent : association, entreprise, coopérative, fondation… Ils sont régis par la Loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire. Dans chacun de ces modèles, le profit individuel n’est pas de mise : les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise et répartis équitablement entre les employés. Ainsi naissent des conditions de travail infiniment plus humaines et respectueuses des droits de l’Homme : c’est d’autant plus motivant de se lever le matin pour aller travailler quand on retrouve de belles valeurs dans le cadre de son métier, non ?

Cet aspect est renforcé par le fait que les structures de l’ESS doivent suivre un mode de gouvernance démocratique. C’est-à-dire que chaque membre, peu importe son degré d’engagement financier au sein de la structure, a le droit à l’information et à la participation dans le processus décisionnel.

Les bénéfices générés doivent être majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise, une réserve financière obligatoire doit être constituée afin d’assurer la pérennité de la structure. De cette façon, l’enrichissement financier ne visant qu’un petit groupe d’individu au sommet de l’entreprise est banni !

Si tu souhaites savoir quand une structure appartient à l’ESS, fie-toi à ses objectifs et modes de gouvernance 😉

Voici ci-dessous le type de structures que tu peux rencontrer :

Tableau structures ess


Voici une
vidéo publiée par Les SCOP qui explique bien les principes des deux dernières sociétés exposées ci-dessus.

L’ESS pour une société plus humaine

Vivre dans une société pour les gens ! Pas pour les industries, pas pour les plus riches, pas pour quelqu’un mais bien pour tous. Une société que l’on construit par nos choix d’achats (et de non-achat), un engagement solidaire, des choix professionnels et des actions individuelles.

L’économie sociale et solidaire fédère les entreprises qui choisissent de combiner une activité économique avec des finalités sociales. Ce que l’on recherche c’est la valorisation de la production humaine et sa qualité.

Il est donc important de rappeler que le commerce équitable est une facette importante de l’ESS, le but étant ici de reconnaître la valeur du travail des producteurs et employés et de le rémunérer à un prix juste pour les efforts fournis. Le commerce équitable a débuté avec une démarche Nord-Sud après la Seconde Guerre Mondiale : à cette époque, il y a eu une prise de conscience concernant le fait que les producteurs des pays du Sud étaient largement sous-payés comparativement à ceux du Nord et que, par conséquent, leur niveau de vie était médiocre. De fait, l’idée d’un système de rémunération plus juste qui permettrait à ces nations de se développer plus facilement a fait son chemin. Mais peu à peu, les pays du Nord ont entrevu qu’au sein-même de leur propre pays, les salaires et conditions de travail étaient perfectibles. A ce propos, tu as dû voir fleurir dans ton supermarché un certain nombre de nouvelles marques telles que “C’est qui le patron ?”, qui visent à rémunérer de façon équitable chaque acteur de la chaîne de production de l’article. C’est ainsi que l’ESS prend de l’ampleur.

Mains entrelacées

L’ESS pour une société plus respectueuse de l’environnement

De plus en plus, une nouvelle société est pensée, où tout est réutilisé, démontable, réparable, où il n’y a plus d’obsolescence programmée, plus “d’arnaque”. L’ingénieuresse agronome et théoricienne Isabelle Delannoy décrit dans son ouvrage L’économie symbiotique un monde où tout serait repensé comme un écosystème interdépendant et prenant en compte les besoins fondamentaux de l’homme tout en prenant soin de l’environnement. Un monde où nous louerions notre matériel électronique et électroménager (téléphone, PC, lave-linge…) aux sociétés qui actuellement nous vendent ce matériel : dans ce cas précis, les entreprises auraient tout intérêt à avoir un matériel durable dont les pièces seraient interchangeables et les réparations peu coûteuses et qui ne créerait plus de modes (iPhone 10 000, jean push up,…), ce qui, en plus, encouragerait chaque personne à définir son propre style et mode de vie.

En conclusion, l’ESS commence à prendre de plus en plus d’ampleur dans divers domaines de notre quotidien. Dans de prochains articles, nous irons bien plus dans le détail des différents aspects de cette économie. Et toi, ça ne te donne pas envie de contribuer à un monde construit sur les valeurs de l’ESS et de travailler pour ?

 Math & Lisa

 

Défi Futurable !

→ Fais un tour sur le site de  Say Yess et sur les sites d’emplois de l’ESS (Coordination Sud et Udes) pour te convaincre du sens de l’ESS

 

Sources:

Sur l’ESS en général :

CEDEF, Centre de Documentation Economie-Finances, « Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire ? », en ligne
L’économie Sociale et Solidaire, sous la direction de Robert Holcman, Editions Dunod, 2015
Principes d’économie solidaire, Eric Dacheux et Daniel Goujon,  Editions Ellipses, 2011
Conseil National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale et Solidaire, « Lancement du Mois de l’Economie sociale et solidaire », Dossier de presse 2017, accessible ici

Sur les SCOP :

Les SCOP, Sociétés Coopératives et Participatives, « Qu’est-ce qu’une SCOP ? », en ligne
CDI Médias, « Les Scop : Comment ça marche ? », 2012, Vidéo Youtube

Sur un nouveau système économique :

L’économie symbiotique : Régénérer la planète, l’économie et la société, Isabelle Delannoy, Editions Actes Sud, 2017

 

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