De campagnes de pub choc aux actions ciblées de grandes envergures contre la pêche illégale, la surpêche et les baleiniers, l’association Sea Shepherd fait régulièrement parler d’elle, notamment par la voix de son fondateur, Paul Watson. Le « Capitaine », surnom lui étant attribué par les membres de l’association, a une réputation sulfureuse : qualifié d’écoterroriste par ses adversaires, il entretient des relations difficiles avec de nombreux pays tels que le Japon, l’Islande ou la Norvège.

Les objectifs et actions de Sea Shepherd

En effet, l’association Sea Shepherd, fondée en 1977, se spécialise dans la protection active des océans. Pour cela, elle a recours à des actions agressives, mais toujours non-violentes, telles que le sabotage de navires à quai ou la poursuite de baleiniers. Dernièrement, en juin 2018, Sea Shepherd est intervenu aux côtés du gouvernement péruvien pour arrêter le plus grand navire-usine du monde, le Damanzaihao, un navire pirate accusé de pêche illégale et de pollution des océans.

Avec neufs navires, tous végétariens, et des antennes dans de nombreux pays, Sea Shepherd multiplie les opérations pour mettre fin, entre autres, à la pêche illégale, la chasse à la baleine, la chasse aux phoques et la surpêche industrielle. Certaines de leurs opérations sont entreprises en collaboration avec des gouvernements (le gouvernement libérien pour l’opération Sola Stella contre la pêche illégale, la marine mexicaine pour la campagne Milagro IV de lutte contre le braconnage et de retrait des filets de pêche illégaux, etc.), d’autres au nom de la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine, un moratoire interdisant la chasse commerciale à la baleine, non respecté par le Japon, la Norvège et l’Islande.

Au-delà de ces actions de grande envergure, Sea Shepherd organise également des opérations de protection des océans, notamment par le retrait de filet de pêche abandonnés (c’est l’objectif des campagnes Mare Nostrum, lancées en Méditerranée), et des campagnes de prévention auprès du grand public, notamment sur le danger que représente le plastique pour la faune marine. Selon ces différents types d’opérations, les bénévoles de Sea Shepherd s’impliquent à différents niveaux : à l’échelle internationale ou nationale en rejoignant l’équipage des navires pour une mission, à l’échelle locale dans des équipes à terre qui ont des rôles de relais d’information auprès du public, ou en intégrant les équipes de plongeurs pour une action plus locale.

Campagne de pub de Sea Shepherd pour protester contre la chasse à la baleine.

Les océans, un écosystème menacé par les activités humaines

Ces actions rappellent l’importance des dégâts occasionnés aux océans par l’activité humaine, et leur rôle primordial dans le maintien de la vie sur Terre. En effet, les océans, par l’intermédiaire du phytoplancton, produisent de l’oxygène et captent du CO2. Or, l’augmentation constante du taux de CO2 dans l’atmosphère, dont une partie est absorbée par les océans, contribue à leur acidification et à la disparition de nombreuses espèces marines. De plus, le réchauffement climatique, en augmentant la température des océans, contribue à l’augmentation des « zones mortes », ces zones où la teneur en oxygène est si faible qu’elles sont dépourvues de toute vie.

Au réchauffement climatique s’ajoute la pêche industrielle, qui vide les océans de leurs poissons mais aussi de nombreux mammifères marins, victimes collatérales des filets de pêche. Dès 2007, un rapport de l’ONU s’inquiétait de la possible disparition des poissons à l’horizon 2050 si rien n’était fait pour lutter contre la surpêche. Le plastique déversé dans les océans, symbolisé par le désormais célèbre « septième continent de plastique », est une menace supplémentaire pour la vie marine qui l’ingère par accident.

Quelques actions simples pour participer à la protection des océans

L’urgence de la situation peut être résumée par les mots de Paul Watson : « si les océans meurent, nous mourrons ». Le fondateur de Sea Shepherd condamne régulièrement l’inaction des dirigeants mondiaux, et reste convaincu qu’aucune solution ne viendra des hommes politiques ou du monde économique. Pour lui, ce sont les petites organisations et les hommes défendant des causes qui peuvent faire la différence.

Au niveau de chacun, des actions simples sont possibles : réduire notre consommation de plastique et nos déchets, arrêter de manger du poisson provenant de la pêche industrielle, soutenir les opérations de Sea Shepherd ou de toute organisation luttant pour la protection des océans et de l’environnement, et surtout, continuer de s’informer et d’informer tout autour de soi.

Défis Futurable !

→ Réduis ta consommation de plastique autant que possible, et veille à toujours recycler tes déchets.

→ Diminue ta consommation de poisson, et évite les espèces menacées et provenant de pêche industrielle. Tu peux t’orienter vers des marques de pêche durables, comme le Phare d’Eckmühl.

→ Soutiens Sea Shepherd, par exemple sur Lilo avec tes recherches Internet.

Amandine
Sources :

Projet Sea Shepherd France, sur Lilo, accessible ici.

Site de Sea Shepherd France.

Site de Sea Shepherd.

“Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd : Plongée en eaux troubles”, par Thinkerview, 2016, vidéo Youtube.

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